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La Musique et la Santé

"Sans musique la vie serait une erreur"
Nietzsche, Crépuscule des idoles, 1888

"Si la musique n’existait pas, il faudrait l’inventer"
Voltaire

"La musique est la révélation du monde, une vérité plus profonde que toute religion et toute philosophie"
Beethoven

Une civilisation qui n’accorde plus à la musique une place centrale est une civilisation en déclin, en décomposition, une civilisation à qui il manque une connexion essentielle.
Maintenant, il faut préciser que, même s’il existe mille formes de musique, toutes respectables, il existe plusieurs types de relation à la musique, et certaines de ces relations sont peu souhaitables.
On entend souvent dire que jamais les humains n’ont autant "consommé" de musique que maintenant. C’est hélas vrai. Beaucoup en consomment à la tonne, passivement, sous forme de « bruit de fond », sans esprit de sélection, sans ressenti ni vécu, ce qui revient plus à s’abrutir qu’à s’enrichir.

Il est bon de se rappeler que la musique a une influence considérable sur la santé mentale et physique, et ce depuis toujours.
Les thérapies musicales existent depuis l'antiquité.
Chaque peuple a attribué aux sons et à la musique un pouvoir magique ou simplement guérissant.
Les premiers instruments remontent à des époques incroyablement reculées : parmi les nombreux ossements, reliefs alimentaires des hommes du Paléolithique, Néandertaliens ou Cro-Magnons, on trouve quelques phalanges de renne percées qui font d'excellents sifflets, produisant un son clair et puissant. Les plus anciennes ont environ 100 000 ans, et la tradition a perduré jusqu'à l'aube du XXe siècle, par exemple chez les Indiens du Mackenzie, au Nord-ouest du Canada.

La musicothérapie, qui consiste en une utilisation judicieuse de la musique comme outil thérapeutique de base, pour rétablir, maintenir ou améliorer la santé mentale, physique et émotionnelle d'une personne, est connue depuis des millénaires.

De la Mongolie à l’Afrique, les chamanes et les sorciers de nombreuses sociétés ne pouvaient pas imaginer leurs transe sans musique.

Pour les Chinois, la musique est l’essence même de la vie.
Ils avaient déjà répertorié une centaine de sortes de musicothérapies cinq siècles avant J.C. La substance de la musique réside pour eux dans le son, elle équivaut à une résonance, réponse spontanée, mise en mouvement de l’air, des souffles (le fameux Qi), et elle est aussi le lien établissant l’harmonie de l’homme entre le ciel et la terre.

Chez les Grecs, la musique était étudiée comme une science associée aux mathématiques et à la physique. Pythagore et ses disciples considéraient que toute chose se compose de nombres et de figures mathématiques, y compris la musique. Pour eux, les mouvements des planètes généraient une musique des sphères; ils ont alors contribué à l'élaboration d'une "musicothérapie" pythagoricienne afin de mettre en symbiose l'humanité et les sphères célestes.

Apprendre à jouer de la musique est une activité extrascolaire importante pour les enfants. Mis souvent au second rang, cet apprentissage est pourtant bénéfique au développement de certaines capacités du cerveau.
Les neurologues expliquent que l'habitude de la musique améliore de nombreuses capacités : la lecture, l'écoute des professeurs en classe ou la détection des intonations de voix.

Adultes, à notre époque de zombies « déconnectés », passifs devant nos écrans d’ordinateur ou de télévision, apprendre à jouer ou à écouter intensément de la musique est bien plus qu’un « loisir » de plus; c’est un nouvel apprentissage de la vie, une régénération au quotidien, une relaxation et un apaisement profond.

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